Le sucre réduirait -il les capacités cérébrales ? C’est ce que les chercheurs de l’UCLA ont conclu après une étude réalisée sur la corrélation entre glucose, cerveau et mémoire.

Le fructose, responsable du ralentissement des neurones

En effet, une importante consommation en sucreries affecterait le bon fonctionnement de la fonction mémorielle du cerveau et rendrait ce dernier plus lent.

Pour rendre ces résultats probants, l’équipe du professeur de biologie et de neurochirurgie, Fernando Gomez-Pinilla, a injecté de manière régulière du fructose à un rat.

Et les analyses démontrent que cette forte teneur en fructose ralentit l’apprentissage et réduit le fonctionnement de la mémoire et du cerveau. Consommée de façon régulière, le fructose empêcherait les neurones de se connecter entre elles en les privant de DHA (acide docosahexaénoïque). Le DHA joue un rôle protecteur auprès des synapses entre les neurones, et donc indispensables à l’apprentissage et la mémoire.

Mais où trouve-t-on le fructose ?

On extrait le fructose du sirop de maïs, pour en faire un édulcorant bon marché – et six fois plus sucré que le sucre de canne. On le trouve dans la nourriture pour bébés, les sodas, la compote de pommes ou encore certains condiments.

Rien qu’aux Etats-Unis, un Américain va consommer au minimum 40 litres de sirop de maïs (sous forme d’ajouts dans les produits alimentaires industriels) par an – d’après les chiffres du Département Américain de l’Agriculture. A coté de cela, le fructose augmente également les risques de diabète et d’obésité…

Comment pallier à cette offensive sans diaboliser le sucre ?

Les oméga-3 semblent être la meilleure parade pour limiter cette action du sucre sur les facultés mémorielles des neurones.
D’après le professeur Gomez – Pinilla, ajouter des aliments riches en oméga -3 à son régime alimentaire suffit à réduire considérablement le niveau de fructose dans le sang. Le DHA contenu dans les oméga 3 reviendrait à un niveau normal et pourrait de nouveau protéger les neurones et les aider à jouer leur rôle normalement.