Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique The Lancet Diabetes & Endocrinology, des chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Queensland, en Australie, ont abouti à la conclusion que les femmes atteintes du diabète de type 1 courraient deux fois plus de risques de mourir d’une maladie cardiaque que les hommes.
Le diabète de type 1 est de plus en plus fréquent au niveau mondial. Par exemple, 15 000 enfants et 15 000 adultes sont diagnostiqués avec lui chaque année aux États-Unis. L’équipe de scientifiques australiens a analysé 26 études impliquant 214 114 participants atteints de diabète de type 1 pour mener à bien sa recherche. Les résultats ont révélé que les femmes atteintes du diabète de type 1 avaient un excès de risque 37% plus élevé de décès, toutes causes confondues, que les individus diabétiques de sexe masculin. Ce risque devenait même deux fois plus important lorsque l’on prend en compte uniquement les décès résultants de maladies cardiovasculaires. En revanche, les chercheurs ont aussi constaté que le diabète de type 1 ne semble pas être associé à un risque accru de décès du cancer chez les femmes (ou les hommes).

Les causes encore peu claires

Rachel Huxley, l’auteur principal de l’étude, a explique que « nous savions déjà que les personnes atteintes de diabète de type 1 avaient une espérance de vie plus faible que la population générale, à cause des complications induites par la maladie. Mais, jusqu’à présent, il n’était pas clair qu’il existait un excès de risque pour les femmes atteintes de ce type de diabète. ».


Reste à comprendre pourquoi la population féminine est plus à risque. Les scientifique australiens avancent le fait qu’un faible contrôle glycémique et une mauvaise gestion de l’insuline, deux choses plus communes chez les femmes que chez les hommes, pourraient être des facteurs contributifs. Il reste toutefois indispensable de mieux déterminer les raisons de cette différence qui n’est pas anecdotique pour pouvoir apporter des solutions qui permettraient de réduire les risques de mortalité pour les femmes atteintes du diabète de type 1.