Que ce soit pour des raisons esthétiques ou plutôt de santé, nombreux sont les Européens qui entreprennent des actions contre leur surpoids afin atteindre une forme qui leur est plus convenable.

Le surpoids et l’obésité

Selon Eurostat plus d’un Européen sur deux serait en situation de surpoids excessif et plus de 15% de la population européenne serait obèse. Théoriquement, la recette d’une perte de poids semble simple ; il s’agit de rééquilibrer sa balance énergétique entre les apports de calories et les dépenses énergétiques de l’activité physique (découvrez votre besoin en apport calorique journalier). Maintes fois des personnes se sont lancées dans cette aventure et ont fini par s’y reprendre à plusieurs fois sans malheureusement ne jamais y parvenir. Alors a germé l’idée d’une mutualisation de l’effort dans la lutte du poids. On soupçonne la stigmatisation des personnes en surpoids d’avoir favorisé quelque peu cette idée de la perte de poids en groupe.
Cette nouvelle mode est-elle pour autant plus payante que celle de l’initiative personnelle. Nous décortiquons pour vous les méthodes et résultats.

 

 

La perte de poids en singleton

Les mensurations et autres désagréments de santés qu’impose le surpoids pressent certaines personnes à tenter seule l’aventure, en présence même de conjoints ou d’autres membres de la famille qui n’y sont pas associés. Quant aux conséquences sanitaires du surpoids, il tient d’ailleurs une place prépondérante dans la mortalité de nos jours. En effet, les maladies cardio-vasculaires qui découlent d’une situation de surpoids arrivent en tête des maladies non transmissibles se soldant par un décès, ce, devant les cancers. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) estime que ces maladies seraient responsables de presque 44% des décès dus aux MNT.
Individuellement on multiplie généralement les régimes, enregistrant selon le régime courant des pertes notables auxquelles succèdent des gains de poids. Ceci s’explique soit par la précocité dans le renouement avec les mauvaises pratiques, ou le satisfecit qui nous donne le sentiment d’un droit à des plaisirs extra d’antan.

 

La perte de poids mutualisée

Les familles sont les plus petites entités sociales où nous faisons nos premières expériences communautaires. Il n’est pas aisé de tenter seul au sein d’une famille ou d’une communauté de vie, un régime. En famille ou en couple, cela reviendrait à changer votre mode de vie et celui des vôtres aussi par truchement. Quand on partage avec d’autres membres de la famille le même handicap du surpoids ou simplement la même volonté de maigrir, cela devient plus facile, car il est plus facile de suivre à deux ou plusieurs les activités et restrictions alimentaires ou prescriptions d’hygiène et d’activité.
Hors du cercle familial, il n’est pas rare des de voir des personnes tenter d’adopter une nouvelle hygiène de vie en adhérant à des groupes tels que les Outremangeurs Anonymes, les obèses anonymes en encore Weight Watchers. Cette dernière enseigne est la première à avoir lancé dans les années 70s cette mode d’une mutualisation de l’effort pour perdre du poids.

 

 

La science en arbitre des méthodes

Le programme de perte de poids en groupe est né aux États-Unis ou il est très populaire. C’est donc tout à fait normal que la réponse nous soit venue de là-bas. Une école de médecine au Texas s’est penchée sur la question de l’efficacité ou non des méthodes de pertes de poids en groupe.
Avec des groupes témoins, l’étude a montré qu’au bout de 3 mois de régime, les personnes qui utilisaient la méthode WeightWatchers enregistraient en moyenne une perte de 3.9kg contre 0.81kg pour celles qui tentaient de maigrir seules. Au bout de 6 mois, l’écart entre les deux groupes était de 4,6 kg contre 0,6 kg. C’est dire donc que dans les premiers mois, les personnes suivant le programme Weight Watchers perdaient presque 5 fois plus de poids que les autres et qu’au bout de 6 mois, ce rapport est passé à presque 8 fois plus.
Notez que les personnes qui tentaient de faire les choses toutes seules ont eu du relâchement entre le 3e et le 6e mois.
Il faut mettre donc sur le compte de la motivation de groupe cette performance enregistrée par ceux qui suivaient le programme WW.
Ces résultats accréditent la thèse de la nécessité de se faire suivre par des spécialistes de la nutrition dans sa démarche de perte de poids.