La maladie de Parkinson se traduit par l’apparition de troubles moteurs tels que les tremblements, la rigidité, entre autres. Il se manifeste également par le surgissement de symptômes cliniques non liés à la motricité notamment les troubles du sommeil ainsi que les douleurs. Ces dernières sont récurrentes chez la plupart des patients atteints de Parkinson.

 

 

Études épidémiologiques

 

Des études épidémiologique ont récemment démontré que près de 70% des parkinsoniens manifestaient des douleurs constantes. Ainsi, en France, environ 33% de patients atteints de Parkinson, prennent des antalgiques. Ces douleurs sont diverses et ne se distinguent pas facilement les unes des autres.

Proposition d’une classification des douleurs

 

Les cinq catégories de douleurs suivantes ont été suggérées:

  • douleurs musculosquelettiques qui se traduisent  par des contractions des muscles, les membres corporels devenant raide et induisant une douleur notamment le cou, les muscles dans les vertèbres, les mollets ou les épaules.;
  • douleurs dystoniques se caractérisant par des contractions douloureuses des orteils, du pied ou de la main;
  • douleurs radiculaires telles des douleurs neuropathiques situées au niveau d’un nerf;
  • douleurs neuropathiques centrales traduites par des sensations de picotements, de décharge électrique au niveau des nerfs;
  • l’akathisie qui se manifeste par un besoin irrépressible de se mouvoir ou une inaptitude à rester en place.

Identification de la douleur liée au Parkinson

 

Le dépistage des douleurs relatives à la maladie de Parkinson, s’avère être une tâche ardue. Il est donc important d’identifier la nature des douleurs en fonction:

  • du surgissement de la maladie ainsi que des douleurs sur le plan chronologique
  • de la région du corps sujette à des douleurs
  • de l’amélioration de la douleur après une prise de médicaments dopaminergiques.

 

Stress oxydatif et Parkinson

 

Le stress oxydatif ne correspond pas au stress psychologique que nous connaissons tous. Il s’agit d’une agression à l’encontre de cellules nerveuses. Le stress oxydatif représente donc l’une des causes principales des maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson.

 

Mécanisme du stress oxydatif

 

Des scientistes ont démontré que la quantité de peroxydation lipidique était plus accrue chez les malades atteints de la maladie de Parkinson que chez le public en général. L’oxydation de la dopamine par les dopamine-oxydases situées au bouts des nerfs dopaminergiques, provoque la libération de peroxyde d’hydrogène. Ce dernier interagit avec du glutathion. Si le taux de glutathion est insuffisant, le peroxyde d’hydrogène réagit avec des ions de fer potentiellement présents pour produire des radicaux libres et néfastes pour la santé nerveuse. Ce mécanisme est le stress oxydatif.

Amélioration ou traitement du Parkinson

En réduisant le stress oxydatif, il est indubitablement possible de traiter ou d’améliorer la maladie de Parkinson. Notre mode de vie comprenant consommation de cigarettes et alimentation pas saine et peu équilibrée nous rend plus vulnérables au stress oxydatif. En diminuant ces mauvaises habitudes, il serait possible de ralentir l’évolution de la pathologie.
Selon le Pr Jacques Touchon, il n’a pas encore été confirmé que l’utilisation de gélules antioxydants pouvait agir comme thérapie sur le Parkinson. Certes, une alimentation plus équilibrée et enrichie en fruits et légumes, pourrait apporter la quantité d’antioxydants adéquate. Toutefois, il est essentiel de noter que la vitamine E, un antioxydant, doit être ingérée avec beaucoup de vigilance car un dosage trop élevé pourrait être toxique au patient.